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- Trois éléments – la hausse des prix des produits alimentaires et du pétrole ; la crise immobilière qui, après les États-Unis, gagne l’Europe ; le resserrement des conditions de crédit – freinent la croissance des pays industrialisés. De par leur conjonction, la situation actuelle est sans précédent ; les prévisions restent affectées d’une marge d’incertitude exceptionnellement élevée
- Les exportations des États-Unis et du Royaume-Uni bénéficient de la dépréciation de leur monnaie, le mouvement opposé pénalisant la zone euro
- Aux États-Unis, le crédit d’impôt bénéficiant aux ménages écarte le risque de récession à court terme, mais il implique un sévère retour de bâton fin 2008-début 2009. Aussi la croissance avoisinera-t-elle 1,5 % en 2008 et 0,7 % en 2009. Parallèlement, au Japon, elle sera légèrement inférieure à 1,5 % en 2008 et 2009 et reviendra de 1,7 % en 2008 à 1,3 % en 2009 dans l’UEM
- Les banques centrales se doivent de contenir la montée des anticipations inflationnistes alors même que les perspectives de croissance se dégradent. À court terme, le statu quo devrait prévaloir tant aux États-Unis que, après la hausse de 25 pb du refi du 3 juillet, dans l’UEM ; cependant, le risque est clairement au resserrement des politiques monétaires
- Le dollar continuera d’être tiré à la hausse à court terme. Il pourrait s’apprécier à partir du 4e trimestre vis-à-vis de l’euro dès lors que la dégradation de la situation conjoncturelle de l’UEM se sera accentuée
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